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Notes de voyage et diaporama de Reykjavik, par Philippe MARTIN

De passage à Reykjavik, par Philippe MARTIN

C'était en août 2018, nous revenions du Groenland et en avions profité pour passer deux nuits à l'escale de Reykjavik.

Vendredi 17.8.2018
Envol de Nuuk (Groenland) pour Reykjavik (Islande) dans un petit Bombardier Q200 à hélices et ailes hautes. Dans la pochette du siège, un petit livre pour que chaque passager marque ses impressions. Une dame a mis qu'elle a cru mourir en voyant l'avion... Dernières visions de Nuuk et du bateau côtier que nous venons de quitter (voir cet autre récit), puis de l'inlandsis de la côte ouest. A l'est également, vue sur les glaces qui s'écoulent vers la mer. Arrivée
au petit aéroport proche de la ville après 20 heures, heure locale, il fait encore très clair. Taxi pour le Center Hotel Plaza, effectivement central, et très bien. Chambre avec bow window descendant jusqu'au sol et découvrant la petite place animée à nos pieds. Courte marche dans la rue piétonne, il fait froid, c'est surtout un vent très désagréable qui nous gèle. Par chance nous tombons immédiatement sur un restaurant pakistanais, le seul d'ailleurs à servir tard. Encore cinq minutes de stoïcisme à nous promener au froid et nous nous y engouffrons. Excellent repas tanduri, on verra si l'estomac accepte bien toutes ces bonnes choses... Retour au chaud. A la salle de bain, l'eau chaude sent atrocement le soufre. C'est tout le pays je crois qui a le chauffage naturel dans le sol.

Samedi 18.8.2018
Nuit agitée, mal de terre (suite à notre récente navigation), rumeurs de la rue qui continue à vivre la fête, les jeunes sont encore en vadrouille à quatre heures du matin. Valse des taxis sous la fenêtre. Toute la ville est en liesse, une sono est en cours d'installation sur la place, sous nos fenêtres. Nous suivons un peu la foule, fanfares dans les rues, également un marathon, commenté en direct par des hauts-parleurs disposés à chaque carrefour. Tour en librairie, surtout un rayon de sagas publiées chez Penguin, sinon peu de choses pour nous. Vers la mairie moderne, au bord du petit lac. Les premiers médaillés de la course se font photographier, les bords du lac sont couverts de monde. Belles maisons traditionnelles sur le chemin du Musée national, aujourd'hui gratuit. Monde également à l'intérieur. Très belles présentations sur deux niveaux de l'origine et de l'histoire du pays, de temps anciens à notre époque, avec des bons commentaires en anglais. Peu de livres à la boutique, rien spécifiquement sur les objets et l'art, juste un pavé en français sur les oiseaux, pour mon beau-frère. Retour au centre et départ pour l'annexe du Musée national, dans une vaste maison début de siècle, noire de monde. Concert de jeunes femmes qui jouent et chantent dans la grande salle de la bibliothèque. Le reste du bâtiment expose quantités d'oeuvres, la plupart modernes, et en général en rapport direct avec le pays. Marche ensuite vers la cathédrale proche (les distances sont toujours minimes), en croisant la même foule (et épargnés aujourd'hui par les voitures) et en admirant les maisons, toutes différentes, mais de gabarits assortis et donnant à la ville cet air de village ayant grandi progressivement. Concert d'orgue à la cathédrale, carillon chaque heure, puis concert et chants de musique baroque par quatre dames, dont une harpiste. Le bâtiment est absolument unique avec son béton brut, ses symétries (les "tuyaux" rappelant les formations rocheuses du pays), sa nudité, le gigantisme de la nef et du clocher. Retour à petits pas en regardant les boutiques, toutes ouvertes ce samedi fin de journée, et en ayant l'oeil sur les restaurants. Le choix est maigre et se résume aux quelques tables traditionnelles ou à la nourriture de rue. Passage à l'hôtel pour régler la question du bus de demain, du réveil et du petit déjeuner ("tous les avions partent toujours très tôt de Reykjavik"). Tour dans le port, presque vide, à part les bateaux d'excursions pour voir des baleines ou des oiseaux. Direction hôtel de ville, en empruntant la plus vieille rue de Reykjavik, bordées de maisonnettes habitées soigneusement refaites. Repas moyen dans un "bon" restaurant. En rentrant, très beau feu d'artifice depuis notre bow window. Puis, hop au lit.

Dimanche 19.8.2018
Coucher à minuit trente, bon sommeil, lever sans problème à trois heures moins le quart. Toilette, rendu la clé et pris un café ainsi que les excellents croissants de l'hôtel (petite provision pour le vol). Marché trois minutes au point de rassemblement de la zone pour le bus de l'aéroport. Deux filles éméchées et causantes passent. Geneva, where is that ? Et au couple à côté de nous: Frankfurt ? I have been there ! La tournée du bus vaut bien un tour de ville, nous découvrons des tas de jolies rues et de maisons proprettes, neuves même. Un passage à la gare routière de la compagnie nous révèle les aspects négatifs du tourisme, pas moins de 50 autobus parqués qui vont crapahuter la clientèle, cela doit être infernal. Pauvres Islandais, victimes de leur succès ! Et en route pour la ville suivante, proprette aussi. Puis c'est la grande ligne droite le long de la côte, une cinquantaine de kilomètres en tout, dans un paysage de roches nues et de tourbe. Monde fou à l'aéroport de si bon matin, des files incroyables, mal guidées, mais qui s'écoulent finalement assez rapidement, quantités d'opérations, étiquettes de bagages et cartes d'embarquement, dépose des valises, contrôle, boutique, plusieurs centaines de mètres de couloirs. De notre belle avance, il ne reste à la fin que cinq minutes pour un croissant avant de refaire la queue pour descendre sur la piste. Vol au soleil, par le NW de l'Ecosse, puis Londres, puis Paris (repéré l'Île-Saint-Louis). Enfin Genève où il fait bon chaud, avec toutes nos vestes. Les heures de sommeil en retard et la crève, ce sera dès demain !

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Photos de l'auteur (sauf les images 2 et 3).

date: 
Mardi, 7 avril, 2020 - 16:30